• SNCF c'est possible

    Note pour plus tard : prendre l'avion. Parce que le voyage en train était passablement folklorique.

    Pourtant la journée de mercredi avait bien commencé. Mercredi 30 avril Le réveil a été sauvage, les yeux ont eu du mal à s'ouvrir et Trompy ne m'a pas laissé une minute de répit. Elle était en forme elle. Donc me voilà, d'humeur ronchonne, sur le point de prendre le métro, mon pied gauche me fait souffrir à chaque pas (note pour plus tard : acheter des chaussures, j'ai horreur d'acheter des chaussures), les parisiens ont l'air aussi joyeux et polis que d'habitude et ma propre patience frôle le néant. Sympathique.

    Il est 8h40, je suis à la Motte-Picquet et je m'apprête à m'engouffrer dans les couloirs souterrains pour prendre la ligne 8.

    Et puis là, BAM! Un ange passe! Sisi. Ou presque. Le jeune homme devant moi se retourne culpabilisant devant ce qu'il semble prendre pour une grande faute : ne pas m'avoir tenu la "porte" du tourniquet (je ne sais pas comment on appelle le dit bout de plastique). Et puis, VLAN, je te lance un sourire un peu timide qui pourrait faire fondre la banquise bien avant les prévisions scientifiques les plus pessimistes. Et moi je reste plantée là, la bouche ouverte que ça ne m'étonnerait pas, tellement c'est irréel un sourire comme celui-là à 8h40 dans le métro parisien. L'effet se fait ressentir et je suis persuadée que la journée s'annonce bien.

    Grossière erreur.

    16h20 : Départ du train.

    17h : Tout va bien. Pour l'instant.

    17h20 : les gouttes de pluie s'écrasent avec fracas sur la vitre du TGV et une odeur à peine perceptible mais désagréable me monte aux narines : mon chat vient de faire pipi dans sa caisse, je suis côté fenêtre et mon voisin ronfle à tout va, donc je suis coincée... formidable.

    17h25 : Je me sens mal. Très mal.

    17h30 : N'en pouvant plus, je me décide à réveiller mon voisin, qui manifeste son contentement dans un grognement barbare, j'empoigne la caisse du chat, direction les toilettes.

    Première porte fermée, génial. Demi tour.

    Il y a deux couloirs à traverser. Ca serait chose aisée si le chauffeur actuel du TGV ne se distinguait pas par la douceur de sa conduite. Trop facile, voyons. Après il faut nettoyer le chat et son box dans les toilettes d'un TGV. Je ne sais pas si vous avez déjà essayé mais ça s'apparente un peu à du sport.

    18h : Incident réglé, je regagne ma place. D'ailleurs j'ai omis de dire que j'ai le papa d'Indiana Jones en face de moi et qu'il n'arrête pas de me dévisager. Ca doit être le chat. Il est tout à fait séduisant. Mais je n'ai pas pour habitude de coucher avec quelqu'un de l'âge de mon père.

    18h19 : Ca empeste le TGV en retard et la correspondance loupée. Si je loupe cette dernière c'est "glandouille" gare Saint-Jean (Bordeaux) jusqu'à 22heures. Bof, quoi. Très très bof.

    18h40: Angoulême?! Je suis définitivement en retard. SNCF must die.

    Finalement je l'aurai cette correspondance, malgré une demie-heure de retard. Les coraux, TER etc. attendent le TGV, c'est bien. Il y aura quand même fallu que je sprinte entre les quais 2 et 9, ce qui n'est pas si évident avec un chat, une valise et 8 centimètres de talon. Les portes se referment sur moi et j'ai une petite pensée pour les retardataires.

    Ce que je ne sais pas, c'est que le chat, les sprints, les retards, tout ça c'est embêtant mais ce n'est absolument RIEN à côté de ce qui m'attend au trajet retour.

    Rien à dire sur les vacances elles-mêmes. Beaucoup dorlotée, très bien mangé, le PSG a fait match nul (vivement la ligue 2) et Bordeaux a gagné, bien profité du soleil et surtout beaucoup lu. A ce rythme c'est plus de la gloutonnerie que de la lecture à vrai dire, je suis comme ça.

    Le dernier Anna Galvada. Mouais... Long. Lourd. Trop de phrases destructurées, sans sujet, qui relèvent plus de l'énumération façon "les post-it que je colle partout pour le marché, pense-bête, etc." que de la littérature. C'est mou et chiant, un peu comme une tasse de verveine prescrite par une grand-mère au coucher. Je préfère largement le dernier Didier Van Cauwelaert. C'est simple et distrayant. Juste distrayant, aucune prétention, aucun faux-semblant.

    Mais bon, passons au voyage retour. Hier soir, donc.

    Départ de Bordeaux Saint-Jean à 15h pour une arrivée à Paris à 18h, ça c'est ce qui était prévu.

    Oui mais... Sauf qu'un inconnu a eu une judicieuse idée : mettre fin à ses jours en sautant sur le TGV, comme ça, dans un dernier acte d'amour, il emmerde en même temps des milliers de personnes et provoque des hauts-le-coeur aux pompiers chargés de recouvrir le corps, du moins ce qu'il en reste parce qu'un TGV lancée à 200km/h ça ne plaisante pas. Donc si une envie de suicide vous prend, soyez sympas, évitez l'option TGV. Il est alors 15h30 et nous repartirons à 18h. Il reste environ 2 heures avant d'atteindre Paris. Normalement. Sauf que : matrice touchée, TGV ne pouvant dépasser les 100 km/h donc il se traîne péniblement jusqu'à Angoulême (encore!) pour que nous puissions changer de train. Et pendant ce temps-là TOUTE la circulation des TGVs sur la ligne Paris-Bordeaux est bloquée. Pendant 4 heures, ça fait beaucoup de passagers. Il n'a pas loupé son suicide, ça c'est certain.

    Mention spéciale à la psy, c'est ce qu'elle clame, toute retournée, qui trouve de bon goût de crier, pour que toute la voiture en profite "Je vais reprendre un troisième whisky". La grande classe.

    Bilan : arrivée à 22h. Sympa. La gare Montparnasse bondée, jusqu'au métro, des gens partout, il faut se frayer un passage façon "Tarzan dans la jungle".

    Non je n'exagérais pas quand je dis qu'il a trouvé le moyen d'emmerder des milliers de personnes dans son dernier acte.

    Et comme c'était vraiment une journée de merde, j'apprends que Thomas a été la victime malheureuse des SMS en ce qui concerne la nouvelle star. Il faut croire que les cheveux longs ne déchainent plus l'hystérie chez les gamines de 15 ans, véritables machines à SMS. Bah tant pis je regarderai plus, mais c'est dommage je l'aimais bien moi le petit Thomas. Je sais, on s'en fout ^^


  • Commentaires

    1
    Le Génie de la lampe
    Vendredi 9 Mai 2008 à 22:11
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