Lundi 6 février 19h00. Après une dernière oeillade admirative en direction de son cher patron c'est une Céline qui tient de la tornade que l'on peut trouver au métro école militaire. Dix neuf heures, c'est enfin l'heure du Chinioufniouf! Pas d'heures supplémentaires le lundi, a moins d'une catastrophe ultime ou que mon conseiller ne me le demande avec une bague (oui, je sais "on peut toujours rêver").
Le lundi au Chinioufniouf c'est sacré, institutionnel, thérapeutique. Un traitement neurosensoriel, 800 grammes s'il vous plaît, la vitamine C qui permet de tenir toute la semaine.
Bref, attention toutefois à la dépendance.
Au commencement nous n'étions que deux. Puis Antoine est venu adhérer à la secte du lundi soir (il faut bien distraire ces pauvres Jean-Rodolphe et Franck).
Depuis hier soir nous sommes officiellement 6 plus un membre d'honneur. Et pour couronner le tout, nous nous internationalisons! Ont allègrement grossis les rangs de la troupe : une charmante jeune philosophe grecque, une adorable polonaise et deux très beaux et élégants mexicains...
L'Illegal Meeting Club, tous les lundis soirs au Chinioufniouf, dès 19h. Pour nous reconnaître c'est facile : demandez gentiment à Jean-Rodolphe (surtout si vous êtes une demoiselle) ou cherchez les gens qui font le plus de bruit!
Publié par Ohana à 14:26:42 dans Shywawa | Commentaires (0) | Permaliens
Week-end on ne peut plus mouvementé rue Cambronne, week-end exceptionnellement entamé un jeudi soir. Tout semblait devoir se dérouler tranquillement, jusqu'à ce que Laurent ait une de ses idées : "faisons une séance photo!" Il faut dire que le jeune homme à été maquilleur, technicien éclairage et que depuis peu il s'abandonne aux joies de la photographies, notamment pour sa future école d'architecture.
Hortense et moi l'avons probablement regardé d'un air dubitatif alors que notre cher compagnon s'armait : eye-liner, gel et la sempiternelle poudre libre, aussi vieille que la coquetterie elle-même, mais aussi beurre et fourchette.
Leçon : le beurre c'est pour démaquiller. Le résultat est phénoménal. Quant à la fourchette c'est un ustensile quasi-parfait, quand unie au dos de la main, pour lisser quelques mèches.
De cette expérience aux photos certes convaincantes, j'en garderai un traumatisme certain. Jouer les mannequins est un exercice difficile, il est bien ingrat de sous-estimer ce qu'endurent ces délicieuses créatures. Force est de constater que la première ennemie d'un modèle, mis à part une éventuelle rivale, c'est la crampe. Pendant ce qui semble une éternité il faut rester sans bouger le moindre cil, parfois dans des positions extrêmement inconfortables qui tiennent de la torture, alors que le maquilleur s'affaire.
Mais le pire, c'est ce cher photographe. Cruella à côté est un ange d'amour et de compassion, Lucifer juste un sale gosse. Non, le photographe est bien pire, il est la méchanceté, la dureté, la goujaterie personnifiées... petit best off de phrases prononcées :
"Je te demande pas de penser alors ferme là!"
"Arrête de bouger et tais-toi!"
"Fais ce que je te dis et rien d'autre!"
"On ne te demande pas d'être photogénique, tu l'es avec le maquillage appliqué, donc maintenant tu te tais et tu obéis"
Sympathique.
Le résultat est trois personnes au bord de la crise de nerfs, une Hortense avec des airs de Greta Garbo et une Céline ressemblant étrangement à Clothilde Courau...
Puisque c'est comme ça d'ailleurs, moi aussi je veux épouser un prince!
Le résultat dès que j'aurai les clichés en mon avide posséssion.
Publié par Ohana à 13:45:50 dans L'écume des jours | Commentaires (4) | Permaliens
La nouvelle du jour va en faire ricaner plus d'un(e)s. Suite au conseil (avisé?) d'un de mes amis, et à son insistance, me voici inscrite sur Meetic. "Fontaine, je ne boirai pas à ton eau"... bref, on connait la chanson.
Quelque part, il est grand temps pour une telle distraction : un sourire de mon patron et la pire des journées devient tout à coup merveilleuse. C'est mauvais signe ça, très mauvais signe (et surtout salement dangeureux). Je suis certes folle mais pas complètement malade. Mais tout de même, quel sourire...
Meetic donc. Je comptais taire le tout, d'ailleurs le "tout" en question ne devait être qu'une passade encore plus éphémère qu'un coquelicot. Néanmoins la chose a un côté sociologique terriblement ludique... Meetic ou le supermarché des amourettes.
JOUR 1 :
Premier pas : passer derrière mon cher Laurent-Emmanuel qui s'est allègrement empressé de composer mon profil à ma place. Rétablissons donc les choses correctement, bien que je sois très flattée qu'il ait coché la case "très agréable à regarder".
Deuxième étape particulièrement difficile à gérer : le choix de la photo. La liste des restrictions a la longueur infernale d'un règlement intérieur de lycée privé. Et il faut la trouver la photo en question, surtout lorsque, comme moi, on préfère largement le côté "viseur" de l'appareil numérique au côté "objectif"... Quant au fait de devoir être seul(e) sur la photo... pas encore gagné tout cela.
Commençons donc la recherche, vous voulez bien?... sushis, riz cantonnais, confit de canard, choucroute... Que désirez-vous consommer aujourd'hui? Le choix est particulièrement éclectique : "BoGosse" aseptisé, ennuyeux frimeur parlant de sa Porsche pour pallier son manque d'imagination, journaliste drôle et habile de sa plume, informaticien timide, comique devant l'Eternel ou encore comédien déjanté... on y trouve même des magiciens, et oui! Le tout est disponible dans toutes les couleurs de l'arc-en-ciel et/ou dans n'importe quelle nationalité désirée...
Cela paraît peut être attrayant mais tout cet étalage a un côté déstabilisant... Choisir son garçon comme on choisit un fromage au Monop' : crémeux, tendre, robuste, corsé? Parfois je m'interroge quand même sur l'insanité éventuelle de ce grand déballage.
En tout cas, seul bémol : il n'y a point d'homme à l'image de mon conseiller.
Je m'en remettrai...
Après les courses est arrivé le moment crucial de la mise en ligne de ma photo...
... croyez moi, les choses vont prendre un tournant radical. De quelques messages, je suis passée à un véritable spam, une sorte de harcèlement volontaire qui vous laisse au bord de la crise de nerfs. Soudainement, me voici devenue cette magnifique petite robe en soldes que s'arrachent littéralement des clientes hystériques, le morceau de steak bien saignant devant lequel bavent les loups affamés.
J'exagère? Non, et c'est justement cela qui est terrifiant. Heureusement, justice doit être rendue : il n'y a pas là que des prédateurs prêts à sauter sur du bétail.
Malgré ma bravoure et l'honorable vitesse de mes mimines sur un clavier, je ferme bien vite cette infâme fenêtre de conversation. C'est ça ou la mort définitive de mes pauvres nerfs... et puis... j'entends Totote qui frappe à ma porte!
Bilan Jour 1 :
Profil vu 743 fois, 75 flashs, on approche de la centaine de messages (chats ou mails). Néanmoins le pourcentage de garçons intéressants ( = a priori normaux et sympathiques ) avoisine les 5 % .
Inavouable mais, au diable : deux coups de coeur à rajouter au bilan : Naoki et Alex.
Pensée :
Je préfère quand même le Chinioufniouf et ses Ginger-Popos à emporter. Oui, j'ai bien écrit "à emporter"! Mais cela est une autre histoire...
Publié par Ohana à 18:52:09 dans L'écume des jours | Commentaires (6) | Permaliens
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Message in a bottle