Je me contenterai de citer :
"L'affiche d'un salon gay et lesbien parisien, jugée choquante, a été refusée par la société gérant les espaces publicitaires dans le métro et les bus parisiens. Elle montre des couples homosexuels s'embrassant sur la bouche."
Motif invoqué : "l'affiche risque de choquer l'ensemble des voyageurs".
C'est tellement ironique, petit mais surtout si puant d'hypocrisie que j'en ris presque.
L'image d'un couple homosexuel s'embrassant est forcément bien plus vile que celle d'un autre couple dans des poses plus que suggestives ou dans la plus simple des tenues. Cette dernière représentation, elle, met en scène un couple qui a le grand mérite d'être hétérosexuel, donc personne ne crie au scandale quand bien même les photographies sont à la portée de tous.
Pas de scandale non plus à l'époque où le "porno soft" était revendiqué comme la grande mode actuelle, donnant notamment lieu à des publicités on ne peut plus sulfureuses ou explicites. Quelques fois même à la limite du mauvais goût, et pourtant je suis ce qu'on appelle une "personnalité libérée".
Le ridicule de cette censure me fait ricaner, même si elle touche un sujet sensible.
Nous sommes en l'an 2005, et pourtant même nos ancêtres les grecs se montraient plus tolérants (un peu trop? Mais ceci est un autre débat).
Mais ce qui m'effraie vraiment là-dedans est la réaction des gens :
http://news.tf1.fr/news/france/0,,3247793,00.html
Jetez un coup d'oeil aux commentaires, certains sont des perles de stupidité, de bêtise impardonnable.
Il n'y a qu'un seul mot pour résumer toute cette affaire :
Inacceptable.
Bienvenue au 21ème siècle.
Publié par Ohana à 18:31:36 dans L'écume des jours | Commentaires (4) | Permaliens
18 heures, arrivée à Paris Montparnasse, après 4 heures de train on ne peut plus monotones.
18h05 Gros poutoux sonores sur les joues d'Hortense, venue me chercher. Tout de suite je me sens à la maison. Direction le métro et ses couloirs bondés en cette heure de pointe. On ne peut pas penser à tout.
18h30 Arrivée à l'appartement, réveil en fanfare pour Eric qui nous a certainement maudites sur le coup. Les petites vannes fusent de part et d'autre, ça sert à ça aussi un coloc' ;)
19h00 Douche bien méritée suivi d'un "pomponnage" en règle pendant que Trompette, affamée, se jette sur son Shéba.
20h00 Appel de Mickaël, débarqué tout juste du Québec, ma bonne humeur, déjà débordante et certainement limite fatigante, monte encore d'un cran.
20h30 Invasion rapide du Mac Do, ça a beau être barbare il est tard, nos ventres crient famine et la journée a été harrassante. Dommage, pas de "joyeux festin" au menu (les initiés comprendront).
21h00 Débarquement à Cluny La Sorbonne, appel de Mickaël, remontée rapide de la rue de la Huchette, vision lointaine de Mick, vite comblée par un sprint effréné pour me jeter, littéralement, dans ses bras. La faute à cet saloperie d'océan qui nous a trop longtemps séparés.
21h05 Invasion rapide du Caveau des oubliettes avant un retour au shywawa arrosé par un Gingern Mango, cocktail que Franck adore préparer, avec amour, n'hésitez donc pas à le lui demander.
22h15 Deuxième passage au Caveau, il fait chaud, trop chaud, copinage avec des américains de passage et diverses personnes. Le Québec semble attirer les gens comme un aimant.
1h00 Retour au Shywawa après une longue conversation et de gros bisous à Françoise et Dom.
5h40 : Sortie du Shywawa, câlin à Pascal et dodo en vue.
J'adore Paris.
Publié par Ohana à 19:41:08 dans Shywawa | Commentaires (3) | Permaliens
Mes vacances à la maison sont toujours très littéraires. La boule de nerf que je suis habituellement se calme une bonne fois pour toute, se pose et s'évade, dévore des bouquins, il n'y a pas de meilleur mot pour un tel rythme, et réfléchit pas mal aussi.
"Tanière" et "se ressourcer" sont des mots qui ont pris toute leur essence depuis que j'habite Paris.
Donc, parmi cet amas de livres diversifiés, se trouvait notre cher écrivain hexagonal qui n'a pas son pareil pour faire couler l'encre, et ce dès juillet :
j'ai nommé Michel Houellebecq... et "La possibilité d'une île". Je ne mentirai pas, moi aussi j'ai aimé Houellebecq... j'étais en fin d'adolescence et bien évidemment révoltée contre le monde entier. Car voilà ce qu'est Houellebecq en fin de compte... un écrivain pour adolescents en rébellion ou dépressifs chroniques. Le style? Moyen en fin de compte, d'autres ont fait beaucoup mieux. Le rêve? Inexistant. Il y a une certaine analyse de la société moderne qui pourrait s'approcher du juste si elle n'était pas au préalablement noyée sous des couches de cynisme tellement prononcées que le tout donne tout simplement mal à l'estomac.
Houllebecq ferait une très bonne publicité pour Xanax ou Lexomil.
Et puis... que cessent donc ses jérémiades! Houellebecq se plaint de la cruauté, c'est ainsi qu'il définit l'homme mais quelle idée véhicule-t-il lui même? Beaucoup d'intolérance, de jugement facile et des lamentations à n'en plus finir.
Je n'aime pas Houellebecq? Non, pire que ça... il me dégoûte, il me donne la nausée. Houellebecq est un appel aux armes si vous êtes un tant soit peu suicidaire.
Et surtout, il a tout faux. Le bonheur existe, oui. Et je dis ça malgré plus d'une demie année de merdes diverses, variées en qualité comme en quantité. Moi, je revendique et hurle sur tous les toits mon droit au bonheur... non, non, je mens : ma capacité au bonheur.
Qu'est-ce que le bonheur après tout? Juste un certain regard. On pourrait en résumer la clef à ce vieux dilemne : soit l'on voit un verre à moitié rempli, soit à moitié vide. Le bonheur, dans une certaine mesure, cela s'apprend.
Il faut apprendre à aimer ce que l'on a au lieu de systématiquement regarder toujours plus haut. Non que regarder plus haut soit un défaut, loin de là. Mais à vouloir regarder trop haut quelques fois, on ne voit plus ce que l'on a juste là, sous le nez. Sauf quand il est trop tard.
Le bonheur est comme la beauté, le bonheur est beauté : le problème majeur c'est cette habitude qui peut être engendrée. Et voilà la soit-disant perfection qui devient soudainement translucide. La beauté s'efface avec le temps non car elle cesse d'exister globalement... mais car l'habitude en efface l'existence à nos propres yeux.
Au tout premier jour de 2005, j'étais merveilleusement heureuse, sur un vrai petit nuage, je me voyais déjà mariée avec ce garçon que j'aimais plus que tout. Et puis POUF, voici la chute qui pointe le vilain bout de son nez, accompagnée de crises de pleurs/nerfs etc, etc... plus que ma vie, c'était mon avenir qui se voyait détruit, broyé.
Mais voilà, je suis heureuse. Parce que dans mon bonheur égoïste et narcissique, j'avais oublié à quel point un seul regard ou un seul rire amical peut faire du bien. A vrai dire je m'étais oubliée moi-même.
Le bonheur, c'est avant tout revendiquer ce que l'on est, ce que l'on a et l'assumer.
Le bonheur tient tout simplement dans le rire de mes amis.
Je vous souhaite tout le bonheur du monde!
Publié par Ohana à 23:34:28 dans L'écume des jours | Commentaires (2) | Permaliens
C'est toujours quand je n'ai pas d'appareil photo que je le regrette (pas de méchants commentaires, le mien a été volé alors qu'il était rempli de photos très sympatiques).
Bref.
Mercredi dernier.
Soirée plutôt calme. J'étais fatiguée et au bord de l'ennui, il faut bien l'avouer. Je ne savais alors pas que j'étais presque dans un épisode de Koh-Lanta (sp?)
Il y avait les visages habituels, d'autres certes manquant cruellement, il y avait ce petit goût épicé qu'apporte Frédéric, l'anniversaire, avec bougies s'il vous plaît, d'un autre Fred, les jeux incessants d'Hortense...
...mais il y a vait aussi un animal de compagnie inattendu et pour le moins original.
Antonio, Tonio pour les intimes, est le prénom de la charmante bête.
Noire, une dizaine de centimètres, légèrement velue, la bête se tortille quand son maître s'en empare.
Tonio fait partie de la famille des arachnides, personnellement je le trouve sans contexte repoussant malgré les cris d'excitation alentour.
Peut-être que ce sentiment vient tout simplement du fait que son propriétaire vient de m'avouer "s'il me pique, j'ai 4 heures pour arriver aux urgences"...
... charmant.
Tonio-darling est un scorpion, une espèce de Thaïlande.
Je préfère de loin mon chat et ses ronronnements!
Et dire que David Copperfield a payé pour jouer avec cet énergumène.
Bon, j'arrête avant le lynchage... mais bon sang, Tony est tellement repoussant!
Publié par Ohana à 23:51:35 dans Illegal Magic Club | Commentaires (3) | Permaliens
Voilà Jacques qui nous fait un malaise et toute la France en est secouée...
... moi, je me trouve dans un TGV, direction plein Sud et c'est une toute autre chose qui me remue.
Il y a le doux ronronnement de Trompette, lovée contre moi. Le ciel dont le bleu devient de plus en plus éclatant au fil des kilomètres. La chaleur aussi, qui se fait certes plus pesante. Des milliers de pensées qui ne cessent de défiler dans ma tête.
Et puis surtout, au bout de ces quatre heures infernales, il y a la douceur inestimable d'un câlin maternel, la délicatesse formidable des bras paternels qui m'encerclent, la tendresse toute altruiste d'une boule de poils cuivrée et blanche.
Il y a ce calme, pourtant craint d'ordinaire, qui soudainement devient repos ultime, apaisement mérité.
Un animal fuyant dans sa tanière peut être... un havre de paix.
Qu'il fait bon à la maison.
Publié par Ohana à 23:22:23 dans L'écume des jours | Commentaires (0) | Permaliens
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